Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a entamé une mission en République démocratique du Congo (RDC). Cette visite vise à évaluer la situation sécuritaire et à enquêter sur les crimes commis dans l’est du pays. Les rencontres avec le président Félix Tshisekedi et d’autres acteurs clés sont au programme.
Renforcer la coopération judiciaire
Karim Khan a commencé sa visite en rencontrant des représentants du gouvernement congolais. Il a également prévu des échanges avec la Monusco et la société civile. L’objectif est de recueillir des témoignages et de renforcer la coopération pour les enquêtes. Ces enquêtes portent sur les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et d’autres exactions.
« Comme le reste du monde, nous sommes très inquiets de ce qui se passe en République démocratique du Congo, en particulier dans l’Est. Des centaines de personnes ont perdu la vie et des milliers d’autres ont été blessées. Le message doit être clair : aucun groupe armé, aucune force militaire ni leurs alliés ne bénéficient d’une impunité absolue. Ils doivent respecter les normes et lois internationales », a déclaré le procureur. Il a insisté sur l’urgence d’appliquer le droit international. La situation dans l’est de la RDC reste très préoccupante.
L’importance de la justice impartiale
Karim Khan a souligné la nécessité d’une justice impartiale. Il a insisté sur l’importance de sanctionner les atrocités commises. « La loi doit être appliquée de manière effective, et chacun doit se conformer au Statut de Rome. Nul ne peut attaquer des civils, bénir ou tuer impunément. Les populations de la République démocratique du Congo ont autant de valeur que celles du reste du monde, tout comme les habitants d’Ukraine, d’Israël ou de Palestine », a-t-il affirmé.
La visite du procureur de la CPI intervient dans un contexte de violence persistante. Les populations locales espèrent que cette mission contribuera à mettre fin à l’impunité. Elles attendent que les responsables des crimes soient traduits en justice.