Au Niger, une nouvelle ère politique s’ouvre. La cérémonie du 26 mars 2025, au Centre Mahatma Gandhi de Niamey, officialise le maintien au pouvoir du général Abdourahamane Tiani. Il dirigera le pays pour les cinq prochaines années. Cette décision fait suite aux Assises nationales, marquant une étape clé de la transition post-coup d’État.
Une transition de cinq ans pour « refonder » le Niger
Les conclusions des Assises nationales sont désormais en vigueur. Le général Tiani, qui a pris le pouvoir en juillet 2023, devient officiellement président de la République. La durée de la transition est fixée à 60 mois. Elle pourra être réévaluée selon la situation sécuritaire et l’avancement des réformes. Les autorités souhaitent « redéfinir les institutions du pays » et les adapter aux réalités nigériennes.
Les réformes institutionnelles sont au cœur de cette transition. La dissolution des 150 partis politiques existants est une mesure forte. Une nouvelle Charte des partis limitera leur nombre à cinq. Cette Charte, à valeur constitutionnelle, remplace l’ordonnance du 28 juillet 2023. Elle repose sur trois piliers : les valeurs fondamentales, les missions des institutions et la gouvernance. Le général Tiani, promu général d’armée, incarne le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Il dirigera la transition avec le Gouvernement de la Refondation et le Conseil consultatif de la Refondation (CCR).
« Travailler pour l’existence du pays face à l’insécurité ». Cette déclaration souligne l’urgence de la situation sécuritaire. Le Niger fait face à des attaques jihadistes persistantes. La transition se déroule dans un contexte de rapprochement avec la Russie et de rupture avec les partenaires occidentaux.
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Un contexte sécuritaire et géopolitique complexe
La situation sécuritaire reste une priorité pour les autorités de transition. Les attaques jihadistes continuent de menacer la stabilité du pays. Les réformes institutionnelles visent également à renforcer l’État face à ces défis. La coopération avec la Russie marque un changement important dans la politique étrangère du Niger.
« Redéfinir les institutions du pays ». Cette volonté de refondation s’inscrit dans un contexte de tensions régionales. La rupture avec les partenaires occidentaux a des conséquences économiques et diplomatiques. Les autorités nigériennes cherchent de nouveaux alliés pour assurer la stabilité du pays. La transition en cours est un défi majeur pour l’avenir du Niger.