La BAD (Banque Africaine de Développement) se lance dans une nouvelle aventure de développement social. L’institution financière africaine ambitionne de lutter contre la faim chez les enfants scolarisés sur le continent africain. Pour y parvenir, l’institution a accordé, au cours de son conseil à Abidjan, la mobilisation du Fonds fiduciaire pour la suppression de la faim chez les enfants d’âge scolaire en Afrique.
BAD : stop à la malnutrition et à la faim dans les écoles
La BAD, dans sa lutte contre l’insécurité alimentaire, a mis en place un programme de mobilisation de fonds lors de son conseil à Abidjan. Avec un appel aux partenaires, cette mobilisation de fonds a pour objectif d’élargir l’accès à des repas nutritifs pour les enfants en milieu scolaire.
Ce programme vise à consolider les initiatives existantes et à développer de nouveaux projets. Ainsi, pour la mise en œuvre de ce programme, l’institution africaine compte sur ses partenaires, notamment le Fonds africain de développement et la Fondation du Fonds d’investissement pour l’enfance (Children’s Investment Fund Foundation, CIFF). Tous œuvrent pour le bien-être des enfants à travers la lutte contre la malnutrition infantile et la déscolarisation.
Financement des partenaires de la BAD
Les partenaires de la BAD mettent la main à la pâte pour la réalisation du programme. Ainsi, le premier partenaire de la BAD, le CIFF, s’est engagé à financer le projet à hauteur de 50 millions de dollars, soit environ 30 milliards FCFA, avec une possibilité d’augmenter sa contribution dès la mise en œuvre du fonds de la Banque. Ce soutien a été officialisé en présence de Letsie III, le roi du Lesotho, qui contribue à la lutte contre la malnutrition.
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Toutefois, la BAD continue de négocier avec d’autres acteurs philanthropiques majeurs afin d’élargir le nombre de partenaires et d’avoir un impact positif plus important. Dans cette démarche de négociation, le fonds ESAH prévoit de soutenir la BAD en approvisionnant les écoles en denrées nutritives, tout en renforçant les écosystèmes locaux grâce à une collaboration étroite avec les petites et moyennes entreprises intervenant dans les chaînes de valeur de l’alimentation scolaire.
Il fournira également une assistance technique aux gouvernements africains afin de les aider à intégrer le programme dans leurs politiques publiques.