Les deux géants de la production cacaoyère en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire et le Ghana, ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur collaboration afin d’assurer une rémunération plus équitable aux producteurs. À cet effet, une délégation ghanéenne, conduite par le nouveau directeur exécutif de Cocobod, le Dr Ransford Anertey Abbey, a entamé une visite de travail au siège du Conseil Café-Cacao à Abidjan, le mardi 25 février 2025.
La Côte d’Ivoire et le Ghana dans une stratégie commune pour redéfinir le marché du cacao
Cette rencontre marque une étape importante dans la coopération entre les deux pays. Le Dr Ransford Anertey Abbey, récemment nommé à la tête de Cocobod, a été accueilli par le directeur général du Conseil du Café-Cacao, Yves Brahima Koné. Les discussions ont porté sur la nécessité de dynamiser les projets en cours, d’intensifier la recherche et les innovations industrielles et de mettre en place un mécanisme de prix durable.
« Notre volonté est de trouver, de concert, des solutions pour une production durable du cacao qui place les producteurs au cœur de cette stratégie », a fait savoir Dr Ransford Anertey Abbey. Ce dernier a également souligné l’importance d’une action concertée de toutes les parties prenantes de la chaîne de valeur, afin que les producteurs ne soient plus les seuls à supporter les coûts liés aux difficultés économiques.
La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui représentent 65 % de la production mondiale de cacao, ne perçoivent que moins de 6 % des revenus générés par l’industrie du chocolat, estimée à environ 130 milliards de dollars par an. Cette situation souligne l’urgence d’une meilleure répartition des richesses.
À noter que l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG), lancée en 2018, joue un rôle crucial dans la démarche du changement. Cette organisation intergouvernementale, dont le secrétariat exécutif est basé à Accra, vise à influencer durablement les prix du cacao et le marché du chocolat. C’est d’ailleurs en cela que Yves Brahima Koné a indiqué que cette rencontre est importante, car elle témoigne de l’engagement des deux parties à œuvrer ensemble pour un avenir plus juste et plus prospère pour les producteurs.