Le gouvernement sud-africain débloque une enveloppe d’un milliard de rands, soit environ 54,5 millions de dollars, pour relancer son industrie automobile. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à positionner l’Afrique du Sud comme un acteur majeur de la mobilité verte en Afrique. L’objectif est clair : soutenir la production locale de véhicules électriques et à hydrogène, ainsi que celle de batteries et de pièces détachées.
Un coup de pouce fiscal pour les constructeurs
Pour encourager les investissements dans ce secteur, les autorités sud-africaines ont mis en place une mesure fiscale incitative. Les fabricants de véhicules électriques et à hydrogène bénéficieront d’une déduction fiscale de 150 % sur leurs investissements. Cette mesure vise à concrétiser le livre blanc sur la mobilité verte, publié en 2023, qui prévoit une transition progressive vers les véhicules électriques d’ici 2035.
L’Afrique du Sud entend consolider sa place dans l’industrie automobile mondiale, qui connaît une profonde mutation avec les objectifs de décarbonation. Le pays produit déjà plus de 500 000 véhicules par an et accueille de grands noms tels que Toyota, Ford, Isuzu, Volkswagen et Mercedes. « Ce segment de l’économie a contribué à plus de 400 milliards de rands des exportations totales de 2023 », souligne le Trésor national. Cela représente près de 5 % du PIB national.
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L’exportation, un enjeu majeur
Bien que l’Afrique du Sud soit un hub automobile important en Afrique, plus de 70 % de sa production est destinée à l’exportation, principalement vers l’Europe. Un défi majeur pour le pays sera donc de rééquilibrer ses exportations et de développer un marché intérieur plus solide pour les véhicules propres.
Le gouvernement sud-africain semble déterminé à relever ce défi. L’investissement d’un milliard de rands et les incitations fiscales témoignent de sa volonté de faire de l’industrie automobile un pilier de l’économie verte du pays.