Le village de Djorobité 2, situé dans la commune de Cocody à Abidjan en Côte d’Ivoire, a connu de violents affrontements mercredi 26 février 2025. Des tensions liées à des litiges fonciers ont dégénéré, faisant plusieurs blessés et révélant une crise profonde au sein de la communauté.
Un conflit foncier dégénère en émeutes, le village de Djorobité 2 à Cocody secoué par la violence en Côte d’Ivoire
Un mouvement de protestation contre la gestion des affaires foncières par le chef du village de Djorobité 2, Minkan Assi, a rassemblé de nombreux jeunes. La contestation a rapidement pris une tournure violente, entraînant des affrontements entre partisans et opposants du chef. Ainsi, le palais de la chefferie a été le théâtre d’affrontements intenses. Des manifestants, munis de pancartes, ont scandé des slogans exigeant la démission du chef de ce village de Côte d’Ivoire.
Cette manifestation, initiée par une cinquantaine de personnes menées par le doyen d’âge Seka Yapi René, a été bloquée par le service d’ordre du chef à l’entrée du palais. Des échauffourées ont alors éclaté, se transformant rapidement en bagarre généralisée. Des courses-poursuites ont eu lieu dans le village, faisant au moins quatre blessés, dont un gravement touché à la tête. Le calme a pu regagner cette localité de Côte d’Ivoire lorsque la police est intervenue pour rétablir l’ordre. Mais la tension ainsi que la colère se lisaient dans les yeux des protagonistes.
Des litiges fonciers récurrents
Djorobité 2, un village Akye situé à proximité du CHU d’Angré en Côte d’Ivoire, est depuis plusieurs mois au centre de litiges fonciers récurrents. Ces conflits, qui impliquent des contestations de titres de propriété et des accusations de spoliation, ternissent l’image de ce gros village.
En effet, de nombreux citoyens accusent des agents du ministère de la Construction, du logement et de l’urbanisme de complicité dans des tentatives de spoliation. Car, ils trouvent suspect, la lenteur et la légèreté des juridictions compétentes dans le traitement des dossiers de plainte. Toute chose qui justifie leur révolte. Cette situation interpelle alors les dirigeants qui sont appelés à mener une action urgente pour rétablir la confiance et garantir la sécurité des populations notamment dans le district d’Abidjan.