En Côte d’Ivoire, la présidentielle est prévue le 31 octobre 2020. Pour l’heure, Alassane Ouattara ne s’est pas encore prononcé sur sa probable candidature pour un 3e mandat. Le président ivoirien a fait savoir qu’il prendra sa décision d’ici le mois de juillet. Mais pour Thierry Mariani, député français au Parlement européen, cette élection est une véritable « farce ».
Présidentielle 2020, Thierry Mariani dénonce une « farce »
Le successeur d’Alassane Ouattara sera connu à la présidentielle qui se tiendra le 31 octobre 2020. L’actuel tenant du pouvoir préfère ne pas se prononcer sur son ambition politique. L’ancien direction général adjoint du Fonds monétaire international (FMI) reste discret sur son avenir. Pour des opposants ivoiriens, dont Mamadou Koulibaly, il est clair que le chef de l’État entend briguer un 3e mandat.
« Il faudrait que les Ivoiriens se lèvent, l’heure a sonné et il faut prendre notre destin main pour que la Côte d’Ivoire change véritablement. Je vous avais dit que Alassane Ouattara sera candidat aux élections présidentielles de 2020, il n’est pas prêt à laisser le pouvoir, alors nous devons mettre fin à cette mascarade politique », avait déclaré le fondateur de Liberté et démocratie pour la République (LIDER).
Pour sa part, le président ivoirien est convaincu que la nouvelle Constitution l’autorise à se présenter à la présidentielle prévue dans huit mois. « La nouvelle Constitution m’autorise à faire deux mandats à partir de 2020. Je ne prendrai ma décision définitive qu’à ce moment-là, en fonction de la situation de la Côte d’Ivoire », avait déclaré le patron du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) dans les colonnes de Jeune Afrique.
Thierry Mariani, député français au Parlement européen, n’accorde aucun intérêt à la prochaine présidentielle ivoirienne. Réagissant à un tweet de Gérard Larcher, il a ouvertement critiqué la gestion d’ Alassane Ouattara à quelques mois de l’échéance électorale d’octobre 2020. En fait, le président du Sénat français se félicitait de sa rencontre avec les maires, les présidents de région et les sénateurs de Côte d’Ivoire.
« …mais quel dommage que vous n’ayez pas pu rencontrer les élus d’opposition, placés en détention arbitraire en violation de leur immunité parlementaire ! L’élection présidentielle qui se prépare en Côte d’Ivoire risque d’être une farce tant les droits de l’opposition sont bafoués », a répondu Thierry Mariani en commentaire.