Geoffroy Serey Dié et ses coéquipiers de l’équipe nationale défendent crânement les couleurs ivoiriennes à la CAN 2019 en Égypte. Mais comment le capitaine des Éléphants a-t-il réussi à se hisser à ce niveau ? L’international ivoirien s’est confié à L’Équipe.
Geoffroy Serey Dié, de l’ombre à la lumière
Bon nombre de stars de football ont connu une véritable galère dans leur vie avant d’être propulsées, à force de travail, sur le devant de la scène. Qui ne se souvient pas de Geoffroy Serey Dié, le milieu de terrain ivoirien qui a pleuré à chaude larme lors du Mondial 2014 à l’entame de la rencontre opposant la Côte d’Ivoire à la Grèce.
Eh bien, ces larmes avaient bel et bien une source. En effet, Serey Dié a connu des périodes très difficiles dans sa vie. Mais de par son courage et son abnégation, il n’a rien lâché, jusqu’à se retrouver nom seulement à une phase finale de Coupe du Monde, mais bien plus encore, il a remporté la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2015.
Jetant un regard retrospectif sur son parcours, Serezo se réjouit d’avoir réalisé son rêve.
Serey Dié, parcours de vie
« Parfois, je passais deux jours sans manger. J’habitais même une chambre avec un toit inachevé… Quand il pleuvait, il fallait que je rentre mes affaires. Quand je m’entraînais, je pensais à mon matelas et à mes deux ou trois vêtements que je possédais, qui allaient être mouillés en rentrant …
Je m’entraînais le matin et je faisais parfois la plonge le soir dans des restos pour avoir un peu de “pièces”. Quand je suis sur le terrain, je pense à tout ce que j’ai enduré(…) Dieu m’a donné cette force d’avoir ce que j’ai. Et ma mère ne regrette pas de m’avoir accouché. Elle a mis un homme au monde. Je suis fier de ça. Je lui ai construit sa maison, dans son village. J’ai même fait une fête qui réunissait les dix villages avoisinants : elle était fière. Moi aussi. J’ai rendu ma maman heureuse, je peux mourir aujourd’hui. Je suis un homme heureux. »