Le chef de file de l’opposition au Mali, Soumaila Cissé, a rejeté vendredi à Bamako les résultats de la présidentielle du 29 juillet, à l’issue de laquelle il est arrivé en seconde position derrière le président sortant Ibrahim Boubacar Keita (IBK), estimant qu’ils“ ne reflètent pas’’ le vote des Maliens.
Soumaila Cissé soutient que les résultats du scrutin ne sont pas « crédibles »
“Je le dis haut et fort, ces résultats ne reflètent pas le vote des maliens et des maliennes. Ils ne sont ni sincères ni crédibles. Ce sont des résultats de la fraude, d’un bourrage honteux des urnes en faveur’’ d’IBK, a affirmé M. Cissé, dans une déclaration lue à son QG de campagne, en présence d’une centaine de partisans.
“Ils sont le fruit de grosses irrégularités et de violations délibérées de la loi électorale. Ce sont des résultats manipulés, nous ne les accepterons pas’’, a-t-il averti, sous les applaudissements approbateurs de ses partisans.
Debout sur un podium monté en face de la maison qui lui sert de QG de campagne, Soumaila Cissé, aux côtés duquel se tenaient son épouse et son directeur de campagne Tiebilé Dramé, s’est une fois encore montré critique contre le camp du président sortant, l’accusant de “fraude, corruption, achat de consciences, bourrages d’urnes’’.
“Pour la première fois de la démocratie malienne, un président sortant est contraint à un second tour’’, a-t-il rappelé, avant de se réjouir que le souhait de son principal adversaire de remporter le scrutin dès le premier tour se soit soldé par “un échec’’.
Huit millions d’électeurs maliens étaient aux urnes dimanche pour élire leur président parmi 24 candidats en lice.
Un second tour opposera le 12 août, IBK, arrivé en tête avec 41,42% des suffrages, à Soumaila Cissé (17,80%), selon les résultats provisoires du premier tour proclamés jeudi soir par le ministre de l’Administration territoriale Mohamed Ag Erlaf.
Pour M. Cissé, ces résultats sont en réalité “un vote sanction contre’’ IBK.